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Fibrome / Fibromyalgie

Fibrome et fibromyalgie sont deux termes formés sur la même racine, fibre, mais qui n’ont aucun rapport entre eux.


Un fibrome est une prolifération fibroblastique bénigne. La fibromyalgie est une maladie un peu mystérieuse, dont certains doutent de l’authenticité comme affection organique.


Fibrome cutané et fibrome utérin

Un fibrome est une prolifération fibroblastique bénigne, sachant que le fibroblaste est une cellule du tissu conjonctif, qui est dédiée à la production de fibres, notamment de collagène.

Les fibromes au sens strict, tel qu’il vient d’être défini, sont des tumeurs essentiellement cutanées, comme l’angiofibrome, les fibromes buccaux et plantaires, ainsi que le dermatofibrome, encore appelé histiocytofibrome, ce qui fait un nom un peu pompeux pour une lésion aussi insignifiante.

Le dermatofibrome est une petite lésion cutanée arrondie et dure, que l’on observe essentiellement sur les jambes.

Toutes ces lésions fibromateuses cutanées sont toujours bénignes.

Mais le fibrome le plus connu est le mal nommé fibrome utérin, qui est en fait un léiomyome, c’est-à-dire une tumeur bénigne du muscle lisse. En effet, l’utérus est un muscle creux, le myomètre, dont la cavité est tapissée par une muqueuse, l’endomètre, dont l’élimination mensuelle est responsable des règles.

Le nom exact du fibrome utérin, qui est une tumeur bénigne du myomètre, est donc léiomyome utérin, ou encore fibromyome utérin, ou, plus simplement,  myome utérin.

 Mais l’usage a consacré le terme de fibrome utérin pour cette lésion très fréquente, responsable de nombreux désagréments, notamment des perturbations menstruelles (les règles).

Sur le plan topographique, on distingue trois types de fibromes utérins selon leur positionnement par rapport au myomètre : le fibrome pédiculé, visible à la face externe de l’utérus à laquelle il est appendu ; le fibrome sous-muqueux, encore appelé polype utérin, qui se développe dans la cavité utérine, et le fibrome interstitiel, qui se trouve dans l’épaisseur du myomètre. Quand les fibromes interstitiels occupent tout le myomètre, on parle d’utérus myomateux, ou de myomatose utérine.

La grande majorité des fibromes sont bénins, mais il en existe de malins, appelés léïomyosarcomes, particulièrement graves. Les sarcomes sont des tumeurs malignes des « tissus mous ».

Le traitement des myomes utérins fait appel à soit à un traitement hormonal, soit à la chirurgie : hystérectomie totale ou subtotale si on enlève l’utérus porteur des myomes, myomectomie si l’on souhaite n’enlever que les myomes, et garder l’utérus. On peut aussi avoir recours à des techniques d’embolisation, qui permettent d’obtenir la régression de la lésion en supprimant sa vascularisation artérielle.

Fibromyalgie

Avant d’acquérir le statut enviable de maladie rhumatologique, la fibromyalgie a d’abord été identifiée comme un syndrome (un ensemble cohérent de symptômes), le syndrome polyalgique idiopathique diffus, appellation due à un rhumatologue français, le Pr Marcel-Francis Kahn.

On emploie également d’autres expressions, comme fibromyosite, fibrosite, polyenthésopathie…

En fait, fibromyalgie est la francisation du terme anglais fibromyalgia, dont l’étymologie indique qu’il s’agit d’une douleur (algie) des fibres musculaires.

Le tableau clinique associe, à des degrés divers, des douleurs musculo-articulaires diffuses, de l’asthénie et des troubles du sommeil, des troubles cognitifs et des troubles de l’humeur. La fibromyalgie est fréquente (on estime son incidence à 1 personne sur 50), et affecte essentiellement des femmes d’âge moyen. La cause n’en est pas connue (affection idiopathique).

L’existence de la fibromyalgie comme maladie autonome a longtemps été mise en doute, et considérée comme un diagnostic par défaut, après élimination de tous les autres. Cependant, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) reconnaît la fibromyalgie comme un rhumatisme.

En 2007, l’Académie nationale de médecine rendait son rapport sur la fibromyalgie,  commandité par le ministre de la santé de l’époque (Xavier Bertrand). Ce rapport (rédigé par J. Menkes, rhumatologue, et P. Godeau, interniste) reconnaissait « la réalité de ce syndrome douloureux chronique, et même sa fréquence », mais « tout en entretenant des doutes sur la légitimité d’en faire une maladie ». La question reste donc ouverte.

Ces problèmes de reconnaissance par les autorités sanitaires, associés au caractère assez décourageant des traitements disponibles, purement symptomatiques, a incité des patients atteints de cette affection à se regrouper en associations, comme Fibromyalgie France. Il existe également des sites informatifs dédiés aux patients atteints.

Article publié le 25 janvier 2016

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