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Terminologie de l'obstétrique et de la reproduction A - L

La grossesse et l’accouchement possèdent une terminologie spécifique, fait de mots qui ne sont pas tous connus du grand public, ou dont le sens n’est pas toujours bien compris quand le mot est connu.


En raison du grand nombre de définitions, cet article est divisé en deux sections : de A à L, puis de M à Z.


  • Accouchement 

C’est le fait de mettre au monde un (ou plusieurs) enfant(s), à l’issue de la grossesse. L’accouchement regroupe le travail et la parturition. Il se déroule en trois phases : la dilatation, l’expulsion et la délivrance.

L’accouchement peut se passer de deux façons : par voie basse, naturelle, le plus souvent, ou par césarienne.

La sage-femme et l’obstétricien accouchent la femme enceinte, qui accouche d’un nouveau-né. Accoucher est donc un verbe transitif et intransitif, selon le point de vue où l’on se place.

Certaines femmes, ne s’estimant pas en état de subvenir à l’éducation de leur enfant, ou pour d’autres raisons personnelles, choisissent d’accoucher « sous X », ce qui leur permet juridiquement d’échapper au délit d’abandon d’enfant.

  • Allaitement

Les nouveau-nés se nourrissent exclusivement de lait ; le lait de leur mère dans l’allaitement maternel ; un lait industriel, « maternisé », dans l’allaitement artificiel.

La fin de l’allaitement maternel s’appelle le sevrage.

  • ​Aménorrhée

Désigne l’absence de règles, que la femme soit enceinte ou pas. L’aménorrhée existe normalement pendant toute la durée de la grossesse (mais avec des exceptions, notamment en cas de « déni de grossesse »).

Il est habituel de calculer le terme de la grossesse en « semaines d’aménorrhée » (SA), comptées après le premier jour des dernières règles constatées.  Comme l’ovulation a lieu deux semaines après le début des dernières règles, la grossesse commence en réalité deux semaines après le premier jour des dernières règles.

  • Asphyxie périnatale

Elle se définit comme une altération sévère des échanges gazeux utéroplacentaires, avec des risques d’encéphalopathie et de séquelles neurologiques irréversibles, plus ou moins profondes.

  • Amniocentèse

C’est une technique invasive d’investigation, qui permet le diagnostic prénatal par recueil de 20 ml de liquide amniotique, prélevés dans la cavité amniotique.

Elle permet, grâce à l’étude des cellules fœtales recueillies,   de faire le diagnostic prénatal de certaines maladies génétiques, comme la trisomie 21, ou de certaines infections fœtales comme la toxoplasmose.

Attention à la prononciation : on prononce le suffixe « centèse » comme synthèse.

  • Avortement

L’avortement est l’interruption de la grossesse avant son terme. Quand cet avortement est spontané, quelle qu’en soit la cause, on parle de fausse couche spontanée pendant les 22 premières semaines d’aménorrhée, et d’accouchement prématuré au-delà. 

L’avortement peut être provoqué dans deux circonstances différentes : pour convenance personnelle de la mère, et on parle d’interruption volontaire de grossesse (IVG) ; pour raisons médicales, et il s’agit alors d’une interruption médicale ou thérapeutique de la grossesse (ITG).

Avant la légalisation de l’avortement (loi Veil), cette pratique était qualifiée d’avortement clandestin ou criminel. Les femmes qui la pratiquaient étaient qualifiées de « faiseuses d’anges » ; certaines ont été guillotinées.

  • Baby blues

Dépression post-natale bénigne apparaissant entre le 3ème  et le 10ème jour après l’accouchement, sans conséquence ni pour la mère ni pour l’enfant, contrairement à la véritable dépression du post-partum.

  • Banque de sperme

Sert à collecter et à stocker le sperme humain provenant de donneurs, essentiellement pour l’insémination artificielle. Les banques de sperme sont gérées par les « Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain », les CECOS.

  • Bêta HCG

Il s’agit de l’Hormone Chorionique Gonadotrophine, sous sa forme bêta.

Cette hormone est sécrétée par le placenta. Son dosage sanguin permet un diagnostic quantitatif, en ce sens que non seulement il permet d’affirmer l’état de grossesse, mais encore d’en évaluer l’âge approximatif par le taux de cette hormone. Le taux augmente rapidement entre la 4ème et la 8ème semaine d’aménorrhée, puis chute entre la 14ème et la 18ème semaine, pour rester ensuite à des valeurs basses pendant le reste de la grossesse. Elle disparaît dans les 5 jours qui suivent l’accouchement.

L’évolution du taux de bêta HCG permet de s’assurer du bon déroulement de la grossesse. En particulier, il s’effondre en cas de fausse couche (mais pas toujours) ; en cas de GEU, les taux sont inférieurs à ce qui est attendu en fonction de l’âge de la grossesse.

  • Bloc obstétrical

Site technique dédié à l’accouchement en établissement de soins, public comme privé. Il est souvent situé à proximité du bloc opératoire.

  • Centre périnatal de proximité (CPP)

Structure de suivi de la grossesse et du post-partum en général mise en place à la suite d’une fermeture de maternité pour insuffisance d’activité.

Au pluriel : centres périnatals de proximité (et non pas périnataux).

  • Césarienne

Technique chirurgicale permettant d’extraire un enfant par incision de l’utérus. Elle peut être réalisée en urgence ou de manière programmée. Un taux bas de césarienne est un critère de qualité pour une équipe obstétricale.

Le mot dérive du latin caesar, qui signifie « né par incision ». Ce surnom de Jules César lui venait d’un ancêtre né par « césarienne post mortem », qui permettait de sauver l’enfant dont la mère était morte « en couches ».

  • Climatère

C’est l’ensemble des symptômes liés à la carence œstrogénique,  carence le plus souvent liée à la ménopause, naturelle ou provoquée par l’ablation des ovaires. Les troubles climatériques peuvent être combattus par un traitement hormonal substitutif (THS).

  • Coïtus interruptus (coït interrompu)

Méthode contraceptive très ancienne, et à vrai dire peu efficace, qui consiste, pour l’homme, à « se retirer » avant l’éjaculation.

  • Colostrum

           Le colostrum est un liquide produit par les glandes mammaires dans les derniers jours de la grossesse et les premiers jours            qui suivent l’accouchement. Ce premier lait est riche en protéines et en anticorps, qui sont nécessaires au nourrisson dont le            système immunitaire est immature à la naissance.  

  • Conception

Désigne la fécondation d’un gamète femelle, l’ovule, par un gamète mâle, le spermatozoïde. C’est donc le tout début d’une grossesse.

  • Congé maternité

Toute femme enceinte salariée a droit à un congé maternité, quelle que soit son ancienneté dans son poste. Ce congé se divise en une période de congé prénatal et une autre de congé postnatal. La durée de ce congé varie selon les circonstances (nombre d’enfants, grossesse multiples, etc…). Pour une première grossesse, le congé maternité est de 6 semaines avant l’accouchement et 10 semaines après. Il est considéré comme du temps de travail effectif, notamment pour le calcul de l’ancienneté.

  • Contraception

Emploi de toute méthode ou moyen visant à éviter qu’un rapport sexuel n’aboutisse à une grossesse. La contraception peut être occasionnelle, utilisée uniquement lors d’un rapport, ou planifiée ; dans ce cas elle est permanente, et utilise deux grandes méthodes : la pilule contraceptive et le stérilet (ou DIU).

  • Contraction

Les contractions sont des spasmes du muscle utérin, qui peuvent survenir en cours de grossesse, mais qui surtout se manifestent pendant le travail lors de l’accouchement. Elles accompagnent la dilatation du col.

Ces contractions sont responsables des douleurs de l’accouchement.

  • Cordon ombilical

Le cordon ombilical connecte le placenta à l’embryon ou au fœtus, et lui apporte les nutriments grâce aux vaisseaux qui y circulent. Sa section juste après l’expulsion est à l’origine de l’ombilic (le nombril).

Le cordon peut être à l’origine de mort in utero ou de mort apparente du nouveau-né quand il s’enroule autour du cou du fœtus, formant une « circulaire du cordon ».

Le sang recueilli dans le cordon grâce à des dons de sang du cordon peut être utilisé à des fins thérapeutiques ou de recherche.

  • Corps jaune

Le corps jaune est une formation temporaire située à l’intérieur de l’ovaire, qui provient de la transformation du follicule de De Graaf après expulsion de l’ovocyte lors de l’ovulation. Il sert à la sécrétion de progestérone.

En cas de fécondation, il se transforme en corps jaune de la grossesse, ou corps jaune gestatif. Il sécrète massivement de la progestérone pendant le premier trimestre, avant d’être relayé par le placenta. 

  • Couches

Une femme « en couches » est une femme qui est en train d’accoucher ou qui vient d’accoucher. C’est une parturiente.

  • Couveuse

Une couveuse (on dit aussi un incubateur) est une machine qui reproduit les conditions physiologiques du développement fœtal, et que l’on utilise chez les enfants prématurés.

  • Déclaration de grossesse

La grossesse doit être déclarée auprès  des organismes compétents (Caisse d’allocations familiales, CAF, et Caisse primaire d’assurance maladie, CPAM) avant la fin du premier trimestre, mais, idéalement, avant la fin du 2ème mois pour pouvoir bénéficier de la première échographie. L’employeur doit être prévenu.

L’attestation de grossesse peut être faite par le gynécologue, le médecin traitant ou une sage-femme.

Le document de déclaration est intitulé « Vous attendez un enfant ».

  • Déclenchement

On peut décider de déclencher l’accouchement (en fait c’est le travail que l’on déclenche), pour qu’il ait lieu à une date choisie à l’avance, et cela pour des raisons médicales dans certains cas, pour convenance personnelle dans d’autres cas.

  • Décollement placentaire

En cours de grossesse, le placenta peut se décoller partiellement de l’utérus, avec formation entre les deux structures d’un hématome, que l’on appelle hématome rétro-placentaire (HRP). C’est une cause d’accouchement prématuré, voire de mort fœtale in utero.

  • Délivrance

C’est l’expulsion du placenta après la naissance du bébé. Elle doit parfois être aidée, en cas de rétention placentaire : c’est la délivrance artificielle par révision utérine.

  • Déni de grossesse

Désigne, pour une femme enceinte, le fait d’occulter complètement la grossesse, parfois jusqu’à l’accouchement (déni absolu, contrairement au déni partiel, dans lequel la femme enceinte finit par reconnaître son état avant l’accouchement).

Ce déni est rendu possible par l’absence de signes apparents de grossesse : pas d’aménorrhée ni de perte de poids, pas de ventre qui s’arrondit (du fait de la position verticale de l’utérus gravide), de sorte que même l’entourage ne s’aperçoit pas de l’état de grossesse.

Pour les psychiatres, le déni de grossesse traduit une grande souffrance psychologique. Cette pathologie méconnue fait parfois la une des médias à l’occasion de cas dramatiques d’infanticides.

  • Diagnostic préimplantatoire

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) permet de détecter d’éventuelles anomalies, qu’elles soient génétiques ou chromosomiques, sur des embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV), dans le but de n’implanter que des embryons non porteurs d’anomalie.

En France, le DPI est autorisé à condition de rester dans les indications prévues par le code de la santé publique.

  • Diagnostic prénatal

Le diagnostic prénatal (DPN) désigne l’ensemble des techniques permettant de faire le diagnostic in utero, sur l’embryon ou le fœtus, de maladies graves comme une anomalie génétique ou une malformation.

Ce diagnostic laisse la porte ouverte à une interruption médicale de la grossesse (IMG).

Il existe des méthodes invasives et des méthodes non invasives. Parmi ces dernières, l’échographie, bien sûr, et le Præna test (prélèvement sanguin chez la mère). Parmi les méthodes invasives, l’amniocentèse est la plus connue. On peut recourir aussi à la choriocentèse (biopsie de trophoblaste) ou à la cordocentèse (ponction écho-guidée du cordon ombilical).

Dans ces trois dernières techniques, le suffixe « centèse » se prononce comme le mot synthèse.

  • Dispositif intra-utérin (DIU)

Autre nom du stérilet. Il peut être mécanique ou hormonal. Il doit être changé régulièrement.

  • Don de sperme

Pratique qui permet à un homme de donner son sperme qui pourra servir à un couple dont le mari est stérile. Il est alors procédé à l’insémination artificielle de la future mère. Cela peut être fait dans un cadre privé, mais le plus souvent dans un cadre institutionnel (clinique ou banque de sperme), de manière anonyme et gratuite selon la loi française. Le don de sperme institutionnel est géré par les Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS).

  • Don d’ovocytes

Il est plus difficile techniquement à une femme de donner des ovocytes qu’à un homme de donner son sperme, puisque les ovocytes doivent être récupérés dans l’ovaire par voie chirurgicale. Ces ovules congelés serviront à un couple stérile, dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA).

Il est également possible à une femme de faire congeler ses propres ovules, pour son propre usage postérieur, soit dans le but d’une grossesse tardive, soit pour passer le cap d’un traitement anticancéreux qui pourrait entraîner une stérilité.

  • Dystocie (accouchement dystocique)

La dystocie désigne une difficulté, d’ordre essentiellement mécanique, susceptible de survenir lors d’un accouchement. L’accouchement peut être dystocique du fait de la mère  ou du fœtus. Les principales dystocies maternelles sont la dystocie dynamique, la dystocie cervicale, la dystocie osseuse (bassin étroit ou déformé), le placenta prævia. Les dystocies fœtales sont représentées par les présentations non céphaliques (siège ou transverse), et un poids fœtal excessif.

  • Echographie obstétricale

L’Assurance Maladie rembourse trois échographies en cours de grossesse, aux alentours des 12ème, 22ème et 32ème  semaines d’aménorrhée. Le but de ces examens est le dépistage des anomalies morphologiques du fœtus.

Le sexe du fœtus peut être déterminé  à partir de 16 semaines ; c’est donc à la 2ème échographie que les parents pourront avoir cette information, s’ils la souhaitent. D’autres échographies, dites « de complaisance », peuvent être réalisées à la demande des parents.

  • Eclampsie

Crise convulsive généralisée survenant chez une femme enceinte atteinte d’hypertension gravidique. Elle vient compliquer la pré-éclampsie, et peut aboutit au décès de la mère et/ou de l’enfant. C’est donc une urgence obstétricale majeure.

  • Embryon

Stade qui suit la première division du zygote (l’œuf), et qui se poursuit jusqu’à la formation des principaux organes (organogénèse), soit une période de 8 semaines ; l’embryon devient ensuite un fœtus.

  • Episiotomie

Incision chirurgicale du périnée faite au moment de l’expulsion pour faciliter le passage du nouveau-né. C’est un geste prophylactique fréquent (30% en moyenne en France) destiné à éviter les déchirures périnéales, mais dont l’utilité est contestée.

  • Fausse couche

Interruption naturelle ou accidentelle de la grossesse ; c’est un avortement spontané. Quand la fausse couche est provoquée, on parle d’avortement provoqué. La fausse couche est primaire si la femme n’a pas encore accouché d’un enfant vivant, secondaire dans le cas contraire. En fonction du terme, on parle de fausse couche spontanée précoce (avant la 12ème semaine d’aménorrhée) ou tardive, puis de mort fœtale intra-utérine (mort in utero).

A partir de trois fausses couches spontanées avec le même géniteur, on parle de « maladie abortive ».

  • Fécondation

C’est la première étape de la reproduction, qui se fait par fusion du gamète mâle, le spermatozoïde, avec le gamète femelle, l’ovocyte, chaque gamète apportant son patrimoine génétique. Ce phénomène a lieu physiologiquement dans la trompe.

  • Fécondation in vitro (FIV)

Quand la fécondation ne peut pas se faire naturellement, notamment en cas de stérilité tubaire, on procède à la fécondation en dehors du corps de la mère,  « en éprouvette » (d’où l’expression de « bébé éprouvette »), puis on implante deux ou trois embryons congelés dans l’utérus de la mère.

Cette technique de traitement de la stérilité permet la naissance d’un (ou de plusieurs) enfant(s) pourvu(s) du capital génétique des parents (ce sont les ovocytes de la mère qui sont prélevés, et fécondés par le sperme du père).

On parle parfois de FIVETE : Fécondation in vitro et transfert d’embryon, dénomination plus complète.

  • Fécondité

C’est la capacité à la reproduction. Ce terme s’emploie à titre individuel (femme féconde), mais aussi en démographie, où l’on parle de taux de fécondité d’une population.

Un verbe et deux adjectifs sont liés à cette notion : féconder, fécond, et fécondable.

  • Fertilité

C’est la capacité à produire une descendance viable, et, éventuellement, abondante. Le terme, qui s’appliquait initialement essentiellement aux femmes, a été étendu aux hommes, et surtout aux couples. Est qualifié de fertile un couple qui a mis moins d’un an pour avoir un enfant en ayant des rapports sans contraception pendant la période de fécondité. Au-delà d’un an, le couple est considéré comme infertile, et stérile si le recours à la procréation médicalement assistée est nécessaire.

A chaque cycle, la période de fertilité d’une femme va du 10ème au 14ème  jour, avec un maximum au 14ème par rapport au premier jour des dernières règles.

  • Fœtus

Le stade fœtal  de la vie intra-utérine va de l’embryon à la naissance, après que les principaux organes et tissus sont formés, à la 8ème semaine dans l’espèce humaine (organogénèse). Cependant, les organes génitaux ne sont pas encore différenciés, et il faudra attendre la 16ème semaine pour connaître le sexe du fœtus.

Attention à la prononciation : d’une manière générale, le graphème « œ » se prononce « é », et non pas « eu ». On ne dit pas « feutus » mais « fétus ».

  • Forceps

Tout comme « ciseaux », ce terme, qui signifie « tenaille »,  s’emploie au pluriel. Les forceps (ou « cuillers »)  servent à extraire le fœtus de la filière génitale dans un accouchement difficile par voie basse.

  • Gestation

La gestation est l’état dans lequel se trouve une femme enceinte, depuis la nidation de l’œuf jusqu’à la parturition. L’utérus de la femme enceinte, qui contient le ou les embryon(s) puis fœtus, est dit « gravide ». Dans l’espèce humaine, la gestation dure 9 mois.

Les adjectifs dérivés sont « gestationnel » (sac gestationnel) et « gestatif » (corps jaune gestatif).

  • Gestation pour autrui (GPA)

Cette méthode, dite des « mères porteuses », légale dans certains pays mais pas en France, est proposée aux femmes dont l’utérus, absent ou défaillant, ne permet pas la gravidité. La mère porteuse porte, dans son utérus, l’enfant d’un couple qui a fourni ses propres embryons, et qui n’est donc pas le sien.

En France, le principal obstacle éthique tient au principe de non marchandisation du corps humain. Or la motivation des mères porteuses est en général financière.

  • Gravide

Qui porte un embryon ou un fœtus. Cet adjectif s’applique aussi bien à la femme enceinte qu’à son utérus.

  • Gravidique

L’adjectif « gravidique » signifie « en rapport avec la grossesse » : hypertension gravidique.

  • Grossesse

Terme générique qui désigne l’ensemble des phénomènes qui vont de la conception à l’accouchement. Une femme en état de grossesse est dite enceinte. La durée de la grossesse, dans l’espèce humaine, est de 9 mois, en fait de 37 à 41 semaines d’aménorrhée. En dessous de 37 semaines, on parle de prématurité, et de terme dépassé au-delà de 42 semaines.

On peut accoler différents adjectifs à ce substantif : grossesse normale, grossesse à risque, grossesse pathologique, grossesse désirée, grossesse précieuse (chez une femme de plus de 40 ans ou obtenue après une période d’infertilité), grossesse extra-utérine, grossesse gémellaire. grossesse môlaire (môle hydatiforme).  La grossesse « nerveuse » n’existe pas dans l’espèce humaine.

  • Grossesse extra-utérine (GEU)

La nidation dans l’utérus ne s’est pas faite, et l’embryon s’implante en général dans la trompe où il a été formé, et dans laquelle il ne peut pas se développer. Cette grossesse n’est pas viable, et risque d’entraîner l’éclatement de la trompe, responsable d’un hémopéritoine (saignement dans le péritoine), mortel en l’absence d’intervention rapide. C’est une urgence obstétricale fréquente.

La GEU est une cause fréquente de stérilité. En cas de GEU bilatérale, si les deux trompes ont été abimées, le recours à la FIV sera nécessaire pour obtenir une grossesse.

  • Grossesse gémellaire

C’est une grossesse dans laquelle la mère porte au moins deux enfants simultanément dans son utérus. Ce terme s’applique donc aussi aux grossesses dans lesquelles la mère porte des triplés, voire plus. La grossesse gémellaire est considérée comme une grossesse à risque.

  • Haptonomie

L’haptonomie traite des interactions et des relations affectives humaines, par le contact tactile.

Cette technique d’accompagnement est utilisée notamment en obstétrique, pour améliorer la relation mère-enfant.

  • Hématome rétro placentaire (HRP)

L’hématome rétro placentaire, ou placenta abruptio, est une complication particulièrement grave de la grossesse, dans laquelle le pronostic vital de la mère et du fœtus sont engagés. Le risque vital maternel tient à la possibilité d’un choc hémorragique ou d’une CIVD (Coagulation intravasculaire disséminée). Le risque fœtal est dû au décollement du placenta qui peut entraîner une souffrance fœtale aiguë par hypoxie.

L’HTA est la principale cause d’hématome rétro placentaire.

  • Hémorragie de la délivrance ou hémorragie du post-partum

Selon l’OMS, il s’agit d’une hémorragie d’origine utérine, survenant dans les 24 heures qui suivent l’accouchement, avec une perte sanguine d’au moins un demi-litre. C’est la principale cause de mortalité maternelle durant la grossesse en France. Le terme actuel est hémorragie du post-partum (HPP).

  • Hystérectomie d’hémostase

C’est l’ultime recours en cas d’hémorragie de la délivrance qui a résisté au traitement médical, aux  procédés conservateurs d’hémostase chirurgicale  ou à l’embolisation.

  • Immunisation fœto-maternelle rhésus

Ce problème ne concerne que les femmes rhésus négatif (Rh -), dont l’enfant est rhésus positif (Rh +). Ces femmes peuvent former des anticorps, qui pourront être responsables d’une anémie hémolytique chez le fœtus lors d’une grossesse ultérieure.  Le problème est que l’on ne peut pas savoir, pendant la grossesse, si le fœtus est Rh + ou Rh -.

La prévention passe par l’injection maternelle d’un anticorps anti-D entre la 28ème et la 34ème semaine de grossesse. Cette injection est également préconisée après une fausse couche spontanée (FCS) ou une grossesse extra-utérine (GEU).

  • Implant contraceptif hormonal

C’est un petit bâtonnet rempli de la même substance hormonale qu’une pilule contraceptive, introduit sous la peau du bras d’une femme, pour obtenir une contraception permanente et réversible, sans risque d’oubli.

  • Infanticide

Le fait de tuer un enfant, notamment un nouveau-né, surtout en cas de déni de grossesse (célèbre affaire Courjault). Le terme désigne également l’auteur de ce crime, la plupart du temps exercé contre ses propres enfants. Ces faits sont exceptionnels, et toujours très médiatisés quand ils sont connus.

  • Infertilité

Difficulté, pour un couple, à avoir un enfant après un an de tentatives infructueuses. La forme la plus sévère est la stérilité, dans laquelle la grossesse ne pourra être obtenue que grâce à la procréation médicalement assistée.

  • Infirmité motrice cérébrale (IMC)

C’est une infirmité motrice liée à des lésions survenues pendant la période périnatale. Sont exclus de la définition les affections neurologiques dégénératives et les retards moteurs en rapport avec une déficience intellectuelle.

  • Insémination artificielle

L’insémination artificielle (ou intra-utérine) est la plus ancienne des techniques de PMA. Elle consiste à introduire dans l’utérus des spermatozoïdes sélectionnés, qui peuvent provenir du partenaire (insémination artificielle intraconjugale, IAC), ou d’une banque de sperme (insémination artificielle avec don de sperme, IAD). Pour augmenter les chances de succès, on procède préalablement à une stimulation hormonale des ovaires.

  • ​Interruption volontaire de grossesse (IVG)

Il s’agit d’une interruption de la grossesse réalisée pour convenance personnelle, dans un cadre légal, tel qu’il a été défini en 1974 par la loi Veil, qui a défini le droit à l’avortement.

Le délai légal en France est fixé à la fin de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée (14 semaines après le premier jour des dernières règles).

L’IVG peut se faire par voie médicale ou chirurgicale. L’IVG médicale est réservée aux grossesses récentes (7 semaines d’aménorrhée). Elle se fait sans hospitalisation, par ingestion successive de deux produits, à intervalle de 36 à 48 heures

L’IVG chirurgicale est réalisée par aspiration, sous anesthésie locale ou générale, en hospitalisation ambulatoire.

  • Lactation

C’est la sécrétion de lait par les glandes mammaires après la parturition, sous l’effet d’une hormone, la prolactine. La lactation est entretenue par la succion exercée par le nourrisson sur les tétons maternels.

La lactation peut être inhibée par un médicament, la bromocriptine (Parlodel®), utilisé en cas d’allaitement artificiel.

  • Ligature de trompes

Il s’agit d’une méthode contraceptive irréversible, par stérilisation tubaire, autorisée dans des conditions réglementées, avec, notamment, un délai de réflexion à respecter. Elle est réalisée par voie coelioscopique, en hospitalisation ambulatoire. Le but est d’interrompre de manière certaine et définitive les trompes pour que plus aucun spermatozoïde ne puisse féconder d’ovule.

Cette intervention n’a aucune incidence hormonale, et donc pas d’effet sur les règles.

  • Liquide amniotique

C’est le liquide biologique contenu dans le sac amniotique, dans lequel baignent l’embryon puis le fœtus. L’amnios est une des trois enveloppes de l’œuf.

Le liquide amniotique se renouvelle constamment. Comme il contient des cellules fœtales desquamées, il est possible de procéder à un diagnostic prénatal en prélevant les cellules fœtales par amniocentèse.

C’est ce liquide amniotique qui se répand lors de la rupture de la poche des eaux.

  • Lochies

Les lochies (ce terme est toujours utilisé au pluriel) correspondent aux pertes de sang, de débris muqueux et de sécrétions qui s’écoulent du vagin, en provenance de l’utérus, dans les trois semaines qui suivent l’accouchement ; elles cessent quand l’utérus est pleinement cicatrisé.

Article publié le 7 septembre 2015

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