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Terminologie de l'obstétrique et de la reproduction M - Z

La grossesse et l’accouchement possèdent un lexique spécifique, fait de mots qui ne sont pas tous connus du grand public, ou dont le sens n’est pas toujours bien compris quand le mot est connu.


En raison du grand nombre de définitions, cet article est divisé en deux sections : de A à L, puis de M à Z.


  • Maison de naissance

Structure proche d’une maternité référente, mais indépendante d’elle, permettant aux couples qui le souhaitent d’éviter l’accouchement en milieu hospitalier. Elle est intégralement gérée par des sages-femmes.

  • Maternité

Le terme de maternité désigne deux états et une structure : le fait de porter un enfant (grossesse) et de lui donner naissance (accouchement) ; le fait d’être mère (parentalité) ; la structure est un établissement, public ou privé, spécialisé dans l’accouchement. En France les maternités sont classées, selon leurs compétences pédiatriques, en trois niveaux.

  • Médecine de la reproduction

Branche de la médecine qui étudie la physiologie de la reproduction et sa pathologie, représentée par l’infertilité et sa forme majeure, la stérilité.

En général, la médecine de la reproduction est exercée par des gynécologues spécialisés.

  • Membranes

Les membranes ovulaires sont au nombre de deux : l’amnios et le chorion. Elles sont fines et transparentes, mais néanmoins résistantes.

La membrane intérieure, l’amnios, contient le liquide amniotique et le fœtus ; c’est la poche des eaux. La membrane extérieure, le chorion, contient la précédente, et appartient au placenta.

  • Méthode Essure

Méthode plus récente de stérilisation tubaire définitive que la ligature de trompes, elle consiste à obturer par l’intérieur l’orifice des trompes grâce à des micro-implants introduits par voie hystéroscopique. Les conditions réglementaires sont les mêmes que pour la ligature de trompes par cœlioscopie. Cette méthode a fait parler d’elle négativement fin 2016, du fait de plaintes judiciaires déposées pour des complications. En raison d’un certain nombre d’effets indésirables, cette méthode a été récemment abandonnée.

  • Méthode Ogino - Knaus

C’est le gynécologue japonais Ogino qui découvrit, en 1924, la loi (dite d’Ogino) selon laquelle l’ovulation a lieu entre le 12ème et le 16ème jour après le début des règles. Le gynécologue autrichien Knaus proposa 4 ans plus tard d’utiliser cette loi pour élaborer une méthode contraceptive consistant à éviter les rapports pendant la période de fécondité ainsi définie. Cette méthode contraceptive aux nombreux échecs (« « bébés Ogino ») est totalement abandonnée.

  • Môle hydatiforme

On parle également de grossesse môlaire. C’est une prolifération bénigne du trophoblaste, dans laquelle il n’y a en général pas d’embryon, et donc pas de grossesse à proprement parler ; si l’embryon existe malgré tout, il n’est jamais viable. Le risque est la transformation en une tumeur maligne trophoblastique gestationnelle.

  • Monitorage

Le monitorage (monitoring en anglais) consiste à surveiller les contractions et le rythme cardiaque fœtal (RCF) pendant toute la durée de l’accouchement. L’appareil qui permet cette surveillance est un « cardiotocographe ».

  • Mort apparente du nouveau-né

L’état de mort apparente du nouveau-né est défini par un score d’Apgar inférieur à 4 à la première minute de vie. Il nécessite des mesures de réanimation immédiates et stéréotypées du nouveau-né, ce qui n’est pas sans poser des problèmes d’éthique si le résultat de cette réanimation est la survie d’un enfant lourdement handicapé.

  • Mort in utero

Elle est définie, selon l’OMS, par la mort du fœtus dans l’utérus maternel entre 22 semaines d’aménorrhée et le début du travail. Le diagnostic se fait par l’échographie. Le traitement nécessite l’évacuation de l’utérus.

  • Mortalité périnatale

C’est l’addition des « mortinaissances » (terme peu élégant pour désigner la naissance, au-delà de 22 semaines d’aménorrhée, d’un fœtus sans vie), et des décès natals précoces, c’est-à-dire dans la première semaine de vie (le pluriel de natal est bien natals). C’est un indicateur de santé publique. On ne le confondra pas avec la mortalité maternelle (eh oui, il est encore possible, en 2017, de mourir des conséquences d’une grossesse ou d’un accouchement).

  • Multiparité

Une femme multipare a accouché plusieurs fois (en fait, au moins deux fois).

  • Néonatalogie ou néonatologie

Sous-spécialité hospitalière de la pédiatrie, cette discipline prend en charge les nouveau-nés, définis par un âge inférieur à 28 jours de vie après la naissance. Cette spécialité est à l’interface entre la pédiatrie et l’obstétrique, et s’intéresse autant au fœtus qu’au nouveau-né.

  • Nourrisson

Un nourrisson (étymologiquement, « qui a besoin d’être nourri »), autrement dit un « bébé »,  est un enfant en bas âge, non encore sevré de lait infantile (maternel ou non). Cette période débute après le premier mois (nouveau-né), et se termine vers deux ans, avec l’entré dans la petite enfance.

Les professionnelles qui s’occupent des nourrissons étaient autrefois des nourrices, actuellement des  assistantes maternelles  (la « nounou »).

  • Nouveau-né

Un enfant, depuis sa première heure de vie jusqu’à la fin du premier mois. Le nouveau-né peut être prématuré (né avant 37 SA), normalement maturé (entre 37 et 41,5 SA), ou post-maturé (né après 41,5 SA).

Attention au pluriel : des nouveau-nés.

  • Nidation

Implantation de l’embryon dans la muqueuse utérine, qui va lui servir de « nid ». Elle a lieu environ six jours après la fécondation, et permet le développement du placenta.

  • Nulligeste

Une femme nulligeste n’a jamais été enceinte.

  • Nullipare

Une femme nullipare n’a jamais accouché. Mais elle n’est pas nécessairement nulligeste (elle peut avoir été enceinte, mais ne pas avoir mené sa grossesse jusqu’au bout, comme dans la grossesse extra-utérine.

  • Œstrogène

Les œstrogènes sont des hormones féminines appartenant au groupe des stéroïdes. Ils sont sécrétés par les ovaires, la corticosurrénale, le corps jaune gestationnel et le placenta pendant la grossesse.

Il existe trois œstrogènes naturels, dont l’estradiol est le plus important. Leur sécrétion se fait pendant la période d’activité génitale, et cesse progressivement à la ménopause. Les manifestations cliniques de la ménopause (climatère) sont dues à la carence œstrogénique.

  • Œuf (œuf clair)

La cellule formée par la fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde s’appelle un œuf. Cette cellule va se diviser en 2, puis 4, puis 16 cellules, etc. Cet œuf  va s’implanter  au 6ème jour dans l’utérus : c’est la nidation.

Mais il arrive que cette division cellulaire ne se fasse pas, aboutissant à la formation d’un « œuf clair ». Dans ce cas, la grossesse semble bien se passer, mais la première échographie va constater que le « sac gestationnel » est vide. Ce type de grossesse évolue vers la fausse couche.

  • Ovulation

C’est l’expulsion d’un ovule par l’ovaire, ovule qui sera happé par la trompe. Si cet ovule est fécondé, une grossesse va démarrer. Dans le cas contraire, les règles apparaîtront 14 jours après l’ovulation, par élimination de l’endomètre (muqueuse utérine).

L’ovule a une durée de vie de 12 à 24 heures ; les spermatozoïdes peuvent survivre dans le col pendant 3 à 5 jours. La période de fertilité se situe donc entre 4 jours avant l’ovulation et 24 heures après celle-ci, d’où l’importance d’évaluer la date de l’ovulation pour augmenter les choses de grossesse, notamment grâce à la courbe de température.

L’ovulation est parfois responsable de douleurs, dites « ovulation douloureuse ».  

  • Partogramme

Le partogramme est un diagramme qui permet de noter le déroulement d’un accouchement. Sa réalisation est systématique dans toutes les maternités. Une courbe est réalisée avec le temps en abscisse, et la dilatation du col, en centimètres, en ordonnée. Le partogramme est tenu par la sage-femme ou l’obstétricien, qui notent tous les évènements survenant pendant le travail. Il sert également à la surveillance obstétricale de la mère et du fœtus

  • Parturiente

Une parturiente est une femme en train d’accoucher.

  • Parturition

Chez les mammifères, la parturition, ou « mise bas », est la phase qui suit la gestation.

Dans l’espèce humaine, la parturition s’appelle l’accouchement.

  • Paternité

Le fait d’être père, autrement dit la reconnaissance du lien de parenté entre un père et un enfant.

Pour l’homme, il est possible de procréer à un âge avancé, ce que l’on appelle la « paternité tardive » (84 ans pour le prix Nobel de littérature Saul Bellow).

  • Perdre les eaux

C’est la perte de liquide amniotique, par rupture spontanée de la « poche des eaux », autrement dit la membrane qui enveloppe le fœtus. La perte des eaux, pas toujours facile à identifier, annonce l’imminence de l’accouchement. Il est temps, pour la femme enceinte, de se rendre à la maternité.

  • Péridurale

L’anesthésie péridurale (dite « la péridurale ») est la technique d’anesthésie rachidienne utilisée en obstétrique pour l’accouchement « sans douleur », et, éventuellement pour la césarienne. Elle ne doit pas être confondue avec la rachianesthésie, qui est l’autre modalité de l’anesthésie rachidienne.

  • Périnatalité

Au sens strict du terme, il s’agit de la période qui va de la 28ème semaine d’aménorrhée jusqu’au 8ème jour après la naissance. Mais, en pratique, la signification de ce terme est beaucoup plus vaste, puisqu’il concerne en fait aussi bien la conception,  la grossesse, l’accouchement que les soins au nouveau-né.

La périnatalité est gérée par un réseau de santé périnatal.

  • Placenta

Le placenta est l’organe nourricier de l’embryon puis du fœtus pendant toute la grossesse. Il relie physiquement et physiologiquement celui-ci à la paroi utérine, grâce au cordon ombilical, qui est sectionné au moment de la naissance. La cicatrice de cette section est l’ombilic (le nombril). Le placenta est expulsé hors de l’utérus peu de temps après  la naissance : c’est la « délivrance ».

Il existe des pathologies placentaires qui peuvent compliquer le déroulement de la grossesse, comme le placenta prævia ou le placenta accreta.

  • Placenta prævia

C’est une localisation anormale (ectopique) du placenta, qui s’insère physiologiquement dans la partie haute de l’utérus. Le placenta prævia est une cause d’hémorragies sévères du troisième trimestre de la grossesse.

  • Planning familial

La dénomination complète est « Mouvement français pour le planning familial ». C’est une association de type « loi 1901 », créée en 1960, dans le but de favoriser l’éducation sexuelle, la lutte pour le droit à la contraception et à l’avortement (c’est acquis) et le contrôle des naissances, dans une optique plutôt féministe au départ. Sa structure est pyramidale (confédération nationale, fédérations régionales, associations départementales).

  • Poche des eaux

C’est le nom familier de la cavité amniotique, les eaux en question étant le liquide amniotique dans lequel baignent l’embryon puis le fœtus. C’est cette poche qui se rompt, de manière physiologique, lorsque la femme « perd les eaux ».

  • Post-partum

La période du post-partum s’étend de la fin de l’accouchement jusqu’aux premières règles qui suivent, le « retour de couches ». Elle peut s’accompagner de difficultés psychiques et parfois familiales, et doit donc faire l’objet d’une attention particulière.

  • Prématurité

C’est la naissance d’un enfant avant le terme prévu, en pratique avant la 37ème semaine d’aménorrhée (SA), et après la 22ème SA, qui est la date de viabilité reconnue. Le terme prématuré s’applique aussi bien à la naissance, comme adjectif (naissance prématurée) qu’à l’enfant, comme substantif : un prématuré.

Le début de la vie d’un prématuré se passe dans une « couveuse ».

On décrit quatre classes, de la prématurité simple (de 33 à 37 SA) à l’extrême prématurité (avant 24 SA).

  • Préparation à l’accouchement

Des cours de préparation à l’accouchement sont dispensées par les sages-femmes. Ils sont facultatifs, et aident la future maman à mieux vivre son accouchement.

L’Assurance Maladie rembourse intégralement huit séances, pourvu qu’elles soient animées par un médecin ou une sage-femme.

  • Présentation fœtale

La présentation fœtale est la partie du fœtus qui se présente au détroit supérieur. Il en existe trois types : par la tête, par le siège (présentation podalique), et transverse ou oblique. La présentation habituelle est céphalique (la tête), avec ses trois variantes : le sommet quand la tête fœtale est fléchie, le front en cas de légère déflexion, et la face en cas de déflexion totale. La présentation du siège fait l’objet d’une entrée spécifique de cet article (« siège »). Les présentations transverse et oblique sont toujours dystociques (accouchement difficile), et nécessitent une césarienne.

  • Primigeste

Femme enceinte pour la première fois.

  • Primiparité

Une femme qui accouche pour la première fois est une primipare. Mais elle peut avoir été enceinte auparavant, auquel cas elle n’est pas primigeste.

  • Procréation médicalement assistée (PMA)

On dit également « Assistance médicale à la procréation » (AMP). Ces deux expressions désignent l’ensemble des pratiques médicales qui permettent à un couple stérile d’avoir des enfants. Il s’agit de l’insémination artificielle, la plus ancienne des techniques, de la FIV (Fécondation in vitro) et de la GPA (Gestation pour autrui).

La FIV est légale en France, mais pas la GPA.

  • Progestatif

Un progestatif est une hormone stéroïdienne de synthèse d’action similaire à la progestérone, seule hormone progestative naturelle.

Les progestatifs sont toujours présents dans les contraceptifs hormonaux, seuls (contraception orale et stérilet hormonal) ou en association avec l’éthinylœstradiol (œstrogène de synthèse).

  • Progestérone

     La progestérone est une hormone stéroïdienne naturelle sécrétée par les cellules du corps jaune ovarien, impliquée, comme      son nom l’indique, dans la gestation, qu’elle favorise, et dans le cycle menstruel.

  • Protection maternelle et infantile (PMI)

Système social créé en 1945, qui a joué un rôle important dans le développement de la contraception. La PMI est gérée par le Conseil départemental. Elle fait travailler ensemble des médecins de PMI, des sages-femmes de PMI,  des puériculteurs, des psychologues, des assistants de service social. Son rôle est essentiellement préventif.

  • Réseau de santé périnatal

Tous les acteurs de la périnatalité sont censés travailler en coopération au sein d’un réseau de santé périnatal, qui comprend des structures (maternités publiques et privées, maisons de naissance, centres périnatals de proximité, etc.), et des professionnels (obstétriciens, sages-femmes, pédiatres, généralistes, etc.).

  • Retard de règles

C’est évidemment à une grossesse débutante qu’il faut penser devant un retard de règles, surtout si la femme est habituellement bien réglée. Un test de grossesse permettra de trancher la question (sauf s’il est fait trop précocement, auquel cas il pourrait être faussement négatif, et donc à refaire).

Mais il y d’autres causes au retard de règles, notamment les cycles irréguliers.

  • Retour de couches

Ce sont les premières règles après l’accouchement, qui mettent fin à la période dite des suites de couches.

Le retour de couches survient 6 à 8 semaines après l’accouchement chez une maman qui n’allaite pas, nettement plus tard en cas d’allaitement maternel (en général après la fin de l’allaitement).

Il faut savoir qu’environ une femme sur dix ovule avant le retour de couches ; dans ces cas une nouvelle grossesse est possible chez une femme qui n’a pas encore eu ses règles après son accouchement.

  • Salle de travail

C’est le nom donné à la salle technique dévolue à l’accouchement.

  • Score d’Apgar

C’est une note qui évalue la vitalité du nouveau-né au moment de sa naissance. Le score est obtenu en additionnant la note retenue sur chacun des cinq critères que sont : le rythme cardiaque, la respiration, le tonus musculaire, la couleur de la peau et la réactivité à la stimulation.

Chaque critère étant noté sur 2, le score maximal est donc de 10, qui traduit le meilleur état de santé possible du nouveau-né ; en dessous de 7, on parle de détresse, et de mort apparente en dessous de 4.

  • Siège (présentation par le siège ou présentation podalique).

Pendant les deux premiers trimestres, le fœtus est habituellement positionné le siège en bas. Pendant le dernier trimestre, il se produit un renversement spontané du fœtus (culbute physiologique) permettant une présentation céphalique. Dans le cas contraire, le fœtus se présente par le siège, avec les deux variantes : siège complet, avec les membres inférieurs repliés ; siège décomplété avec des membres inférieurs tendus, relevés devant le tronc.

  • Signes sympathiques de grossesse

C’est le nom donné aux premiers symptômes subjectifs de grossesse, même s’ils sont parfois désagréables, comme la tension douloureuse des seins. Ils permettent à une femme qui a un retard de règles (symptôme objectif) de penser qu’elle est probablement enceinte.

  • Stérilet

C’est l’autre nom du dispositif intra-utérin (DIU), méthode très répandue de contraception. Contrairement à ce que ce nom suggère, le stérilet ne rend pas stérile la femme qui le porte. On en décrit deux types : le stérilet au cuivre, et le stérilet hormonal, qui est utilisé pour combattre les règles abondantes (hyperménorrhée) et douloureuses (dysménorrhée).

  • Stérilité

C’est l’incapacité à concevoir naturellement, à porter une grossesse ou à mettre au monde un enfant vivant. La stérilité peut être féminine ou masculine, mais c’est avant tout un problème de couple.

La solution à ce problème passe par une méthode quelconque de PMA (Procréation médicalement assistée), ou par l’adoption.

Quand il ne s’agit pas d’une incapacité, mais d’une difficulté, on parle d’infertilité ; la stérilité est donc une infertilité majeure.

  • Stérilisation tubaire

Une femme qui ne désire plus avoir d’enfant, et qui ne veut pas, ou ne peut pas recourir à une méthode contraceptive, peut recourir à la stérilisation tubaire, méthode qui rend la femme stérile de manière certaine et irréversible.

Il existe deux méthodes de stérilisation tubaire : la ligature de trompes, effectuée en règle générale par cœlioscopie, et la pose de ressorts à l’intérieur des trompes (méthode Essure), récemment remise en question.

  • Suites de couches

C’est la période qui va de l’accouchement jusqu’au retour de couches (les premières règles). Cette période est plus longue chez la femme qui allaite.

  • Surveillance de la grossesse

La surveillance prénatale de la grossesse est une démarche de prévention et de dépistage  des complications maternelles ou fœtales. Elle implique l’ensemble des professionnels de la périnatalité travaillant en réseau de santé périnatal.

Cette surveillance prévoit un certain nombre d’actes pour chaque trimestre, notamment une échographie chaque trimestre, des examens de laboratoire et sept consultations prénatales pour l’ensemble de la grossesse.

  • Terme

Le terme d’une grossesse est la date à laquelle l’accouchement est prévu, sachant que la durée moyenne d’une grossesse oscille entre 37 et 41 semaines d’aménorrhée (SA).

Pour calculer la date prévue d’accouchement (DPA), il faut savoir si l’on parle en semaines d’aménorrhée (SA) ou  en semaines de grossesse (SG). En effet, la fécondation a lieu au moment de l’ovulation, soit 14 jours après le premier jour des dernières règles. La durée habituelle de la grossesse est donc de 40 SA ou 38 SG, soit environ 9 mois.

L’accouchement peut avoir lieu à terme, avant le terme, ou à terme dépassé. Avant terme, le nouveau-né est un prématuré.

  • Test de grossesse

Le test qualitatif utilise  une réaction chimique avec les urines qui donne une réponse binaire : enceinte ou pas enceinte. Ces tests sont disponibles en pharmacie, et ne sont pas d’une fiabilité absolue, surtout si le test a été fait trop précocement.

Le test quantitatif mesure dans le sang le taux d’une hormone, la béta-HCG, qui augmente avec l’âge de la grossesse. La réponse du test est donc une valeur chiffrée.

En cas de GEU, le taux est élevé, mais moins que ce qui serait attendu en fonction du nombre de semaines d’aménorrhée.

  • Test de Guthrie

On réalise systématiquement, quelques jours après la naissance, le « test néonatal du buvard », qui permet de dépister six maladies congénitales graves nécessitant une prise en charge particulière du nouveau-né, auxquelles on rajoute la drépanocytose dans les populations à risque.

Parmi ces maladies, la première à avoir été dépistée  est la phénylcétonurie, grâce au test d’inhibition bactérienne, dit « test de Guthrie ». Il est donc inexact de parler de test de Guthrie pour le dépistage combiné de ces maladies congénitales.

  • Tocolyse

La tocolyse est la diminution des contractions utérines, induite par l’action d’un médicament tocolytique, utilisé essentiellement dans les menaces d’accouchement prématuré.

  • Toxoplasmose

La toxoplasmose est une maladie parasitaire habituellement bénigne, mais qui peut être à l’origine de séquelles fœtales importantes si elle est contractée pendant la grossesse. C’est la raison pour laquelle il est fait, à titre systématique, lors de la déclaration de grossesse, une recherche sérologique de cette maladie (au même titre que la syphilis et la rubéole). En France, lors d’une première grossesse, la proportion de femmes qui ont contracté antérieurement la toxoplasmose est de 50%. Ces femmes sont immunisées, et ont un test positif, qu’il faudra contrôler par un second test pour vérifier que cette contamination est ancienne ; si c’est bien le cas, il n’y aura pas besoin de contrôles ultérieurs.

En cas de test négatif (absence d’IgM et d’IgG) le suivi sérologique mensuel pendant toute la grossesse est indispensable, à la recherche d’une séroconversion (apparition d’anticorps). Dans ce cas, il est essentiel de déterminer le moment de la contamination, pour définir la conduite à tenir.

  • Travail

Ce terme désigne le processus de l’accouchement, qui s’effectue dans une salle technique dédiée, la salle de travail.

On décrit trois phases du travail (pour certains, il y a quatre phases, avec une phase de pré-travail) : pendant la première phase, les contractions utérines vont entraîner la dilatation progressive du col, mesurée traditionnellement en centimètres ; dans la deuxième étape, la parturiente pousse pour expulser le bébé ; et la troisième  phase aboutit à l’expulsion du placenta, la délivrance. C’est le rôle de la sage-femme que d’accompagner la femme « en couches » pendant toute la durée du travail.

  • Trimestre

Comme nul ne l’ignore, la grossesse dure neuf mois, soit trois trimestres. Et, de fait, les femmes enceintes ont l’habitude de parler de leur grossesse en termes de trimestres.

Chaque trimestre a sa problématique particulière : dans le premier, on craint avant tout la fausse couche ; dans le troisième, l’accouchement prématuré ; c’est donc le deuxième trimestre le moins à risque, et celui que l’on choisirait, si possible, pour opérer une femme enceinte d’une affection dont le traitement ne pourrait pas attendre le terme.

  • Trophoblaste

Le trophoblaste est une couche continue de cellules (des fibroblastes) qui entoure l’œuf. Il va se différencier en cytotrophoblaste et en syncytiotrophoblaste au 7ème jour. Il  donne naissance à la partie fœtale du placenta, et sécrète une hormone, la béta-HCG (utilisée dans le test de grossesse).

Il est possible de biopsier le trophoblaste dans le cadre du diagnostic prénatal: c'est la choriocentèse.

Il existe des maladies du trophoblaste, rares (environ 1 pour 1000 grossesses) : les maladies  gestationnelles trophoblastiques (MGT), certaines bénignes, comme la môle hydatiforme (MH), d’autres malignes, les tumeurs trophoblastiques gestationnelles, comme le choriocarcinome.

  • Ventouse obstétricale

          La ventouse obstétricale, ou vacuum extractor, est un instrumentant d’extraction du fœtus lors d’un accouchement par            voie basse. Elle laisse sur le crâne fœtal une bosse qui disparaît en quelques jours. 

Article publié le 31 août 2015

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