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Hygiène bucco-dentaire

L’hygiène bucco-dentaire est essentielle pour éviter les problèmes de santé bucco-dentaire.


La bouche est la porte d’entrée du tube digestif. Elle contient différents organes, dont les dents et la langue.


La bouche

La bouche, ou cavité buccale, est donc le premier segment du tube digestif, celui par lequel les aliments pénètrent. Elle est divisée en deux segments : le vestibule, compris entre les dents et la face interne des joues et des lèvres, et la cavité buccale proprement dite.

Les limites de la bouche sont les suivantes : en haut, le palais osseux et le palais membraneux, à savoir le voile du palais et la luette ; en bas, le plancher buccal et la langue ; latéralement, les joues ; en avant les lèvres supérieure et inférieure ; et, en arrière, l’isthme du gosier et les amygdales (les tonsilles) ; la bouche se prolonge par le pharynx puis l’œsophage.

La bouche contient les dents, implantées dans la partie alvéolaires des os des mâchoires. Elles permettent la mastication.

On notera que la bouche n’a pas qu’une fonction digestive, et que les dents et la langue sont indispensables à la parole. Cependant les cordes vocales ne font pas partie de la bouche.

En grec, bouche se dit stoma, que l’on retrouve dans les termes stomatologie (spécialiste de la bouche) ou stomie (abouchement d’un organe à la peau : gastrostomie par exemple).

Quelques synonymes de bouche dans le langage courant : la gueule (qui est le nom de la bouche chez les animaux), le gosier (avoir le gosier sec), le bec (avoir le bec sucré).

La langue

La langue est un muscle d’un type particulier, situé dans la cavité buccale, et qui joue un rôle dans différentes fonctions : la mastication, la phonation (avec l’aide indispensable des dents), et le goût, grâce à ses papilles gustatives, qui permettent de discriminer les saveurs de base : le sucré, le salé, l’amer et l’acide. On rajoute actuellement une cinquième saveur, l’umami, mot japonais signifiant savoureux. La perte du goût porte le nom d’agueusie.

La langue est formée par la réunion de la racine et du corps de la langue. Dans son innervation sensitive et motrice interviennent deux des douze paires de nerfs crâniens, le IX (nerf glosso-pharyngien, sensitif) et le XII (nerf hypoglosse, moteur), ainsi que le nerf lingual.

Ceci permet de constater, sur le plan linguistique, que l’adjectif dérivé du mot langue est lingual (nerf lingual, glandes sublinguales), et que la racine sur laquelle sont formés nombre de mots en rapport avec la langue est « gloss », du grec glôssa, la langue : glossite (inflammation de la langue), glossolalie (parler ou prier à voix haute dans une langue incompréhensible).

Le parodonte et la gencive

Le parodonte est l’ensemble des tissus de soutien de la dent (l’odonte, terme en fait jamais employé en pratique, mais qui donne odontologie).

Le parodonte est constitué des éléments suivants : l’os alvéolaire  (maxillaire en haut, mandibulaire en bas), dans lequel se trouve(nt) la ou les racine(s)  dentaire(s), le ligament alvéolo-dentaire ou desmodonte, la gencive, le cément de la racine dentaire, et des éléments vasculo-nerveux.

La gencive est la partie visible du parodonte. Elle appartient à la muqueuse buccale, et recouvre l’os alvéolaire.

Les dents et la dentine

Les dents portent des noms qui évoquent leur rôle dans la prise en charge des aliments : incisives (section des aliments), canines (les crocs des carnassiers), prémolaires, molaires, dont les 3èmes et dernières sont appelées dents de sagesse. Les molaires servent à la mastication. Au fait, pourquoi « de sagesse » ? Il semble que cette dénomination remonte à Hippocrate, et qu’elle s’explique par l’âge tardif d’apparition de cette 3ème molaire (entre 16 et 35 ans).

Une dent est composée d’une couronne et d’une à trois racines. La couronne est formée de trois couches : l’émail à l’extérieur, la dentine au milieu et la chambre pulpaire en dedans. La racine comporte également trois couches : le cément à l’extérieur, la dentine au milieu, et le canal pulpaire au centre, qui assure la vascularisation et l’innervation, qui arrive par l’apex, le sommet de la racine.

L’émail, constitué presque exclusivement d’hydroxyapatite, est le tissu le plus dur de l’organisme. La dentine, également appelée ivoire, est l’élément constitutif  majoritaire de la dent.

Deux dentitions se succèdent dans le temps : les dents temporaires, ou dents lactéales, plus connues sous le nom de dents de lait, et les dents définitives ou permanentes. Les dents de lait sortent vers 6 mois, et tombent vers 6 ans. Elles sont au nombre de 20 : 8 incisives, 4 canines et 8 molaires, qui prendront le nom de prémolaire dans la dentition définitive. La denture définitive comprend 32 dents, soit 12 molaires de plus que la denture lactéale.

Les professionnels ont l’habitude de numéroter les dents par hémi-mâchoire, ce qui donne les résultats suivants : 11 à 18 (en haut à droite), 21 à 28, 31 à 38 et 41 à 48 (en bas à droite) pour les dents définitives ; 51 à 55 (en haut à droite), 61 à 65, 71 à 75 et 81 à 85 (en bas à droite) pour les dents de lait.

Dentition et denture

Dentition et denture  sont souvent confondues, même si seul le premier terme est connu du public. : la dentition est le processus de la pousse des dents, (qui se fait grâce aux odontoblastes, cellules responsables de la formation de la dentine) ;  la denture désigne l’ensemble des dents : denture lactéale, denture définitive. Il est donc incorrect de dire, comme on l’entend souvent « il (elle) a une belle dentition » pour parler de quelqu’un qui a de belles dents.

L’articulé dentaire ; l’occlusion dentaire ; le SADAM

Les deux mâchoires sont réunies par l’articulation temporo-mandibulaire (ATM). La mâchoire supérieure est fixe, et c’est la mâchoire inférieure, la mandibule, qui monte pour permettre la fermeture de la bouche et l’occlusion dentaire.

Lorsque la bouche est fermée et que les dents sont serrées, le rapport qui existe entre les dents du haut (dents maxillaires) et leurs homologues du bas (dents mandibulaires) porte le nom d’articulé dentaire ou d’occlusion dentaire. La mauvaise occlusion dentaire (la malocclusion) est accusée de provoquer des douleurs diverses, céphalées et/ou douleurs dorsales.

Le mauvais fonctionnement de l’articulation temporo-maxillaire, syndrome dysfonctionnel de l’ATM (que l’on abrège parfois en SADAM, ce qui ne s’invente pas !) peut aussi provoquer des douleurs musculaires locales et/ou des troubles auditifs.

Le fait de « grincer des dents », notamment la nuit, porte le joli nom de bruxisme.

Les « dents du bonheur » est une expression populaire qui désigne le fait d’avoir un écart (un diastème) entre les deux incisives médianes supérieures plus important que la moyenne. Cette particularité anatomique est réputée porter chance.

Manducation et mastication ; rôle de la salive

Le fait de manger des aliments porte le nom peu usité de manducation. Elle comporte différentes étapes : préhension, mastication, insalivation, déglutition. Après la manducation commence la digestion.

La mastication désigne le fait de broyer les aliments avec les dents. Quant à l’insalivation, elle fait intervenir la salive produite par les glandes salivaires.

La production de la salive s’appelle sialorrhée, terme parfois retenu pour parler de la production excessive de salive, l’hypersialorrhée ou ptyalisme. Une production insuffisante de salive, ou hyposialorrhée, est responsable de la xérostomie, sensation de bouche sèche telle qu’on peut la rencontrer dans le syndrome de Goujerot-Sjögren (syndrome sec, associant xérostomie et xérophtalmie). Un produit qui stimule la sécrétion salivaire est un sialagogue.

Les glandes salivaires sont des glandes exocrines. Elles sont au nombre de six, organisées en trois paires : les glandes sublinguales, les glandes submandibulaires (plus connues comme glandes sous-maxillaires), déversant la salive par l’intermédiaire du canal de Wharton, et les glandes parotides, les plus grosses, équipées du canal de Sténon. Les parotides sont situées en avant et au-dessous des oreilles.

Un calcul peut bloquer l’écoulement d’une glande salivaire ; c’est la lithiase salivaire. Les parotides peuvent s'enflammer, donnant lieu à une parotidite, la plus connue étant la parotidite virale due aux oreillons (ce nom venant de la proximité des parotides avec les oreilles).

Hygiène bucco-dentaire

Pour conserver des dents et une bouche en bonne santé, il convient de se brosser les dents au moins deux fois par jour, et de manière efficace. Cela se fait avec une brosse à dents, de préférence électrique, et une pâte dentifrice (en abrégé un dentifrice). Ces deux accessoires sont présentés, dans les publicités qui leur sont consacrés, comme des dispositifs médicaux, ce qui donne un indiscutable gage de sérieux. On peut aussi recourir à de petites brosses (ou à du fil dentaire) pour débarrasser les espaces interdentaires (les diastèmes) des résidus alimentaires qui s’y coincent régulièrement

L’apprentissage du brossage des dents fait partie de l’éducation pour la santé.

Par ailleurs, les parents doivent emmener régulièrement leurs enfants chez le dentiste, de manière préventive, habitude qu’il convient de poursuivre tout au long de la vie.

Les soins dentaires font l’objet du second volet de ce diptyque consacré aux dents.

Article publié le 21 novembre 2016

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