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Homme / Humanisme / Humanité / Médecine humanitaire

Dans un article couplé à celui-ci sont analysées les notions assez récentes de transhumanisme et de posthumanisme. Mais, pour comprendre ce que ces termes veulent dire, un petit détour par les notions d’humanisme et d’humanité est nécessaire.


Avant d’évoquer les perspectives d’avenir, exaltantes pour certains, terrifiantes pour d’autres, qui envisagent la modification radicale de notre humanité pour la conduire au posthumanisme via le transhumanisme, il convient de définir quelques termes concernant l’Homme, autrement dit l’être humain : l’humanité, l’humanisme et l’humanitarisme.
C’est le dernier de ces trois termes qui est le mieux connecté avec la médecine, dans la mesure où il existe une médecine humanitaire.


Humanité

Comme toujours, l’étymologie peut nous aider à définir l’humanité. En latin, humanitas désigne la nature humaine, et dérive d’un autre mot latin, homo, l’homme, sans précision de sexe.
Le mot humanité désigne plusieurs concepts : l’espèce humaine, la nature humaine, l’attitude humaine.

L'espèce humaine

Cette expression désigne, selon la classification phylogénétique du règne animal, l’ensemble des individus appartenant à l’espèce Homo sapiens, seule espèce encore vivante du genre Homo. Cette espèce fait partie de l’ordre des primates, de la superfamille des Hominoidea (les hominoïdes), autrement dit les grands singes sans queue. La famille des Hominidae (les hominidés) est scindée en deux sous-familles, les Ponginae et les Homininae. Les orangs-outangs appartiennent à la première, les grands singes africains et l’être humain à la seconde. Les Homininae sont divisés en deux tribus, les Gorillini (les gorilles) et les Hominini, dans laquelle on classe les Panina, c’est-à-dire les bonobos et les chimpanzés, et les Hominina, autrement dit les humains.

Si l’on se résume, l’homme est un primate de la superfamille des hominoïdes, de la famille des hominidés. Les plus proches de lui dans cette famille sont le chimpanzé et le bonobo. L’homme possède 23 paires de chromosomes, alors que toutes les espèces vivantes d’hominoïdes en ont 24, dont 5 pratiquement identiques.
Homo sapiens est actuellement désigné de plusieurs façons : homme (avec ou sans majuscule), ce qui inclut bien entendu la femme (n’en déplaise aux tenants du langage inclusif), homme moderne, humain, être humain. Il est le seul survivant du genre Homo, les autres espèces (dites « ancêtres fossiles ») de ce genre ayant disparu depuis environ 300.000 ans. Les plus connus du grand public parmi nos ancêtres sont Homo erectus et Homo neanderthalensis.
Il convient d’apporter une petite précision sur la façon de nommer les espèces animales, telle qu’elle a été imaginée par le naturaliste et médecin suédois Carl von Linné (1707 – 1778). Il s’agit de la nomenclature binomale, qui utilise des mots latins ou latinisés. Le genre porte une majuscule (Homo), suivi d’un adjectif qui sert à désigner l’espèce (sapiens). Par tradition, on utilise l’écriture italique, puisqu’il s’agit d’une langue étrangère.
Une autre précision : parler de « genre humain » correspond à une réalité dans la classification du règne animal : l’espèce humaine (Homo sapiens) appartient au genre humain (Homo). Mais pour combien de temps encore ? L’humanité risque de disparaître soit par les conséquences du dérèglement climatique, soit du fait du posthumanisme, soit encore par la combinaison de ces deux causes. Mais il nous reste peut-être encore un peu de temps…

La nature humaine 

Elle désigne l’ensemble des caractères communs à tous les membres de l’espèce humaine, quelles que soient leurs différences, qui peuvent être de nature culturelle, ethnique, philosophique, religieuse ou encore sexuelle, mais certainement pas raciale, puisqu’il est admis (sauf par les racistes) qu’il n’y a pas de race chez les humains.
Il faut se souvenir qu’il n’a pas toujours été reconnu que les êtres humains partageaient tous la même nature humaine, la même humanité, ce qui justifiait la mise en esclavage des uns par d’autres, notamment des Blancs.  En effet, le débat organisé sous l’égide de la papauté en 1550 et 1551 lors de la fameuse controverse de Valladolid aboutit à considérer que les Amérindiens colonisés par les Espagnols ne pouvaient pas être réduits en esclavage. En revanche, les Noirs d’Afrique n’étaient pas concernés par cette décision, et la traite des Noirs a pu continuer allègrement pendant encore plusieurs siècles, jusqu’à ce que cela ne finisse par poser un problème moral à certains esprits éclairés.
La notion de nature humaine est controversée depuis Rousseau, qui a le premier émis l’idée que si les animaux étaient gouvernés par leur nature (autrement dit leur instinct), les humains devaient leur liberté à leur absence de nature.
Dans cette acception, l’humanité s’oppose à l’animalité d’une part, à la divinité d’autre part.
Il est classique de dire qu’il est dans la nature de l’homme d’être  omnivore, et donc carnivore. Mais l’idéologie végane prétend le contraire. Qui a raison ?

Par ailleurs, les scientifiques et les philosophes se sont posé, et se posent toujours, la question de savoir ce qui différencierait l’homme de l’animal. Autrement dit, quel serait « le propre de l’homme », s’il existe. Certains ont évoqué le langage qui permet à l’homme de manier l’abstraction. Pour Bergson, c’est le rire qui serait le propre de l’homme. Michael Tomasello, éthologue américain spécialiste de l’étude des grands singes, constate que ceux-ci sont incapables de se mettre à la place d’un de leurs congénères et d’adopter son point de vue. Même quand ils coopèrent entre eux, c’est toujours en fonction du propre point de vue de chacun. Et c’est ce qui explique qu’aucun animal, même très proche de l’homme comme le chimpanzé, ne connaît ni la honte ni la pudeur, sentiments qui nécessitent de se soucier du regard des autres (rapporté par Luc Ferry dans son Dictionnaire amoureux de la Philosophie).

L’attitude humaine  

Il s’agit ici d’une notion morale. Agir avec humanité, c’est faire preuve d’altruisme, de bienveillance, ou encore de bonté envers les autres. C’est respecter les autres hommes dans ce qu’ils ont d’humain. Mais il n’est pas interdit à l’homme d’étendre de telles vertus à son comportement envers les animaux.

Humanisme

L’humanisme est une notion philosophique et culturelle. On distingue traditionnellement deux périodes, l’humanisme classique et l’humanisme moderne.

Humanisme classique

C'est un mouvement de pensée qui a pris naissance en Italie pendant la Renaissance, en réaction contre la pensée dogmatique du Moyen-Âge, avant de se répandre dans toute l’Europe, grâce à l’invention de l’imprimerie. L’humanisme visait à faire revivre les valeurs de l’Antiquité gréco-latine, notamment celles des philosophes de cette période, dont la vogue n’a d’ailleurs pas cessé depuis. Selon le sophiste grec Protagoras (481 – 411 avant J.C.), dont Platon a fait le personnage d’un de ses dialogues socratiques, L’Homme est la mesure de toute chose. Les humanistes mettaient en effet au centre de leurs préoccupations l’Homme, sa raison, son libre arbitre. Mais ils n’étaient pas athées (ou du moins n’osaient pas passer pour tels). L’Homme était au centre, mais Dieu restait au-dessus de lui. L’humanisme fut une des sources de la Réforme.
Les humanistes de la Renaissance étaient des érudits, dont le prototype est le fameux Pic de la Mirandole, qui avait la prétention de détenir l’ensemble du savoir disponible à son époque. Les autres grands noms de ce mouvement sont Erasme aux Pays Bas, Montaigne et Guillaume Budé en France, Thomas Moore en Angleterre, ou encore Léonard de Vinci en Italie. Tous ces personnages ont vécu aux XVème et XVIème siècles. Ils n’avaient pas conscience d’être des humanistes, dans la mesure où ce vocable ne date que de la fin du XVIIIème siècle.

Humanisme moderne

Il est assez difficile à définir précisément, car il est plus une doctrine morale laïque qu’une école philosophique proprement dite. Selon le philosophe belge Gilbert Hottois, spécialiste du transhumanisme à l’origine du terme technosciences, l’humanisme désigne « toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations la connaissance de l’Homme et le souci du développement de ses qualités essentielles ». L’humanisme place la dignité de l’homme au-dessus de tout, s’opposant aussi bien au fanatisme religieux qu’à l’étatisme politique. Selon cette conception, l’individu l’emporte toujours sur le groupe auquel il appartient. Fondé sur la tolérance, l’humanisme défend l’idée d’un progrès continu de l’humanité vers une sorte d’idéal dans lequel l’homme serait libéré des contingences matérielles grâce à la technologie, et libre par rapport aux autres hommes, dans une société mondiale sans classes ni conflits. Bref, une sorte d’utopie de moins en moins vraisemblable à l’époque du populisme triomphant.

Une définition aussi large permet à de nombreuses philosophies de se revendiquer comme humanistes. On pense en particulier à la conférence de Jean-Paul Sartre intitulée « L’existentialisme est un humanisme ». 
L’humanisme ainsi conçu est ce que l’on pourrait appeler un spécisme (mot forgé par analogie avec le racisme), notion développée par le philosophe utilitariste australien Peter Singer au milieu des années 70. L’espèce humaine est en effet considérée par les humanistes comme supérieure à toutes les autres espèces animales, ce que combattent de toutes leurs forces les antispécistes, partisans convaincus (et souvent militants) de la cause animale. Dans son célèbre ouvrage La libération animale, Peter Singer soutient « qu’il ne peut y avoir aucune raison … de refuser d’étendre le principe fondamental d’égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces ».

Antihumanisme

Puisqu’il y a un humanisme, il est normal qu’il y ait un antihumanisme, terme forgé en 1936 par Jacques Maritain pour qualifier Marx, Nietzsche et Freud, autrement dit les philosophes « du soupçon ». Actuellement le principal courant antihumaniste est l’écologie radicale, la deep ecology des Américains, ce courant revendiquant des droits pour la Terre (qu’ils nomment volontiers Gaïa, du nom qu’elle portait dans la mythologie grecque), pour les animaux, et en dernière position pour les hommes, accusés de détruire l’écosphère. Dans cette vision, la place de l’homme n’est plus au centre du monde, mais plutôt à sa périphérie.

Humanitarisme et médecine humanitaire

L’humanitarisme peut se définir comme l’amour des hommes dans leur ensemble, par opposition  à l’amour individuel  du prochain défendu par le christianisme ou à l’amour pour la population et les valeurs de son pays selon le patriotisme. Curieusement ce terme est souvent pris en mauvaise part, comme l’indique sa définition dans le TLF (Trésor de la langue française) : « Doctrine humanitaire jugée utopique, vaine ou même dangereuse ». Dans son célèbre ouvrage La trahison des clercs, Julien Benda va encore plus loin dans le dénigrement : « Dénoncer l’humanitarisme comme une déchéance morale ; bien mieux comme une déchéance intellectuelle ».
Si l’on veut donner un sens positif à cette notion, il faut rejeter le substantif au profit de l’adjectif humanitaire, qui qualifie tout ce qui est censé  concourir au bien-être et au bonheur de l’humanité (rien que ça !), au nom de la solidarité humaine. L’adjectif humanitaire peut être accolé à des actions, des organisations, des doctrines, ou à des personnes qui y adhèrent de manière active.
Une des meilleures  utilisations de cette notion se situe dans ce que l’on appelle la médecine humanitaire. Cependant il faut rappeler que la médecine bien comprise ne peut être qu’humanitaire, conformément au serment d’Hippocrate que prêtent tous les médecins au moment de la remise de leur diplôme de docteur en médecine : « Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et à quiconque me les demandera sans aucune discrimination. J’interviendrai pour protéger toutes les personnes si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. » La médecine humanitaire n’est pas une spécialité médicale, plutôt un engagement désintéressé au profit des plus défavorisés. Elle a commencé d’exister bien avant qu’on ne lui attribue ce qualificatif, et souvent grâce à des médecins militaires comme Eugène Jamot en Afrique  ou Alexandre Yersin en Indochine (sa vie est un véritable roman d’aventures, à ce titre racontée de manière romancée dans Peste et Choléra de Patrick Deville, paru en 2012).
Le plus grand des médecins humanitaires est probablement Albert Schweitzer, créateur de l’hôpital de Lambaréné au Gabon, où il soignait en particulier les lépreux. On peut lui comparer actuellement le gynécologue et militant des droits humains congolais Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix en 2018 pour son action de réparation chirurgicale des mutilations sexuelles faites aux femmes en République démocratique du Congo.
Le rôle de la Croix-Rouge dans la médecine humanitaire ne saurait être passé sous silence. Elle fut créée  par quelques citoyens genevoix à l’initiative de l’un d’entre eux, Henry Dunant, à la suite du terrible constat qu’il avait fait sur le sort des blessés de la bataille de Solferino (victoire de l’armée française de Napoléon III sur celle des Autrichiens de l’Empereur François-Joseph en 1859). Le Comité International de la Croix-Rouge fut créé en 1863, la Croix-Rouge française en 1864. La Croix-Rouge est le prototype de ce que l’on appelle aujourd’hui les ONG, les Organisations non gouvernementales.
La guerre du Biafra, terrible guerre civile qui sévit au Nigéria entre 1967 et 1970, fut l’occasion d’une sécession au sein de la Croix-Rouge. En effet certains médecins français, dont le plus médiatique était Bernard Kouchner, estimant qu’il ne leur était plus possible de respecter dans leur action humanitaire le principe de neutralité cher à la Croix-Rouge, imaginèrent alors le principe du « droit d’ingérence », et créèrent au passage, en 1971,  l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF). MSF est le modèle de ce que l’on appelle actuellement les « french doctors ». L’un des 13 fondateurs de MSF (et cofondateur de Médecins du Monde), le chirurgien orthopédiste Jacques Bérès, né en 1941, continue à faire des missions particulièrement dangereuses en Syrie, ou, en 2018, au Bengladesh pour soigner des réfugiés Rohingyas chassés de Birmanie. Un autre des fondateurs de MSF, Xavier Emmanuelli, est à l’origine de la création du SAMU social.
De nombreux médecins français de toutes spécialités consacrent une partie plus ou moins importante de leur temps à la médecine humanitaire, notamment lorsqu’ils sont à la retraite.

Anthropocentrisme – Anthropomorphisme – Anthropocène – Philanthropie

Ces quatre termes dérivent d’anthropos, équivalent grec du mot latin homo, autrement dit l’Homme.

Anthropocentrisme

L’anthropocentrisme est une conception philosophique qui fait de l’Homme le centre de l’Univers, tout comme le géocentrisme, conception scientifique héritée d’Aristote et que l’on sait erronée depuis le XVIème siècle, plaçait la Terre au centre de l’Univers. On peut raisonnablement dire que l’humanisme est un anthropocentrisme. La philosophie la plus anthropocentrée est probablement le cartésianisme, dans lequel l’Homme a tous les droits, et la Nature (y compris les animaux, considérés comme des machines) aucun.

Quand ce n’est pas l’humain qui est au centre de tout, ce peut être la divinité (théocentrisme) ou la nature (biocentrisme). Et si, tout simplement, l’Univers n’avait pas plus de centre qu’il n’a de limites ?

Anthropomorphisme

L'anthropomorphisme désigne une tendance très courante qui consiste à attribuer des caractéristiques humaines, qu’elles soient morphologiques ou comportementales, à des entités comme des dieux, des animaux, des phénomènes ou même des idées. Trois exemples simples : les dieux de l’Antiquité gréco-romaine étaient tous imaginés sous un aspect humain (caractéristiques morphologiques), et dotés de sentiments humains (caractéristiques comportementales). Dans les Fables de La Fontaine, tous les animaux ont un comportement humain, mais gardent leur allure animale. Penser, comme de nombreuses personnes, que « la Nature est bonne », c’est lui prêter des sentiments humains qu’elle ne saurait avoir, n’en déplaise aux tenants de la naturopathie.

Anthropocène (ou Ère de l’Homme)

Anthropocène est un terme proposé en 2002 par le météorologue et chimiste de l’atmosphère Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie en 1995, et par le biologiste Eugen Stœrmer, pour qualifier une nouvelle ère géologique qui ferait suite à l’Holocène, et qui résulterait des effets délétères des actions humaines sur la Terre, comme la perte de biodiversité, le réchauffement climatique, l’érosion des sols, etc. L’Anthropocène aurait débuté à la fin du XVIIIème siècle avec la révolution industrielle. Selon cette conception, l’influence de l’humanité sur la biosphère est devenue telle qu’elle est maintenant une force géologique capable de modifier la lithosphère, c’est-à-dire la partie superficielle de la croûte terrestre.
L’Anthropocène est un concept très répandu dans les médias et la littérature scientifique, mais toujours contesté par les experts géologues. Pour essayer de répondre à ces questions relatives aux conséquences des activités humaines sur notre planète  a été mis en place en 2005 le Group on Earth Observations (GEO).
Rappelons en passant que la responsabilité des activités humaines sur le réchauffement climatique ne fait pas consensus, et qu’elle est niée en particulier par un acteur politique majeur, le Président américain Donald Trump, dont un des premiers actes une fois élu a été de retirer son pays de l’Accord de Paris sur le climat, au grand dam de la communauté internationale.

Philanthropie

La philanthropie désigne une forme d’amour de l’humanité (c’est le sens que donne l’étymologie) qui pousse certains individus, de préférence fortunés, à venir en aide financièrement à des personnes moins favorisées. Elle est très présente dans la culture protestante anglo-saxonne. Dans la tradition catholique des pays du Sud de l’Europe, on parlera plus volontiers de charité. Dans les deux cas, il s’agit d’une forme de solidarité individuelle, qui a toute sa place aux côtés de la solidarité institutionnelle, qui est à la base de notre Sécurité Sociale.
Petit bémol : la philanthropie est souvent favorisée par des raisons fiscales : quand les déductions fiscales accordées aux donateurs diminuent, les dons faits aux associations caritatives et humanitaires chutent dans la même proportion, comme on a pu le constater fin 2018 en France. C’est un constat assez décevant.

Article publié le 21 janvier 2019

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