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La maladie, les médecins et moi
Le parcours d'un patient

A

Actionnaire : dans certaines cliniques privées, les praticiens doivent détenir des actions de la clinique pour y travailler. C’est de moins en moins souvent le cas.

Adhérences : il s’agit d’accolements qui se sont formés, à l’occasion d’une intervention préalable, entre les viscères et la paroi, ou entre les viscères eux-mêmes. Une forme particulière d’adhérence est la bride, responsable de l’occlusion sur bride.

Aide opératoire : personne diplômée qui aide le chirurgien. Ce peut être une infirmière formée à cette fonction, ou un autre chirurgien, junior (un interne) ou senior (un chirurgien expérimenté pour une intervention délicate). Autrefois, c’était la secrétaire du chirurgien (voire sa femme), qui faisait office d’aide opératoire. Ce n’est plus autorisé depuis longtemps.

Anastomose mécanique : l’anastomose est le raccordement des deux extrémités digestives auquel procède le chirurgien après la résection de la tumeur. Réalisée autrefois « à la main », elle est faite de nos jours à l’aide d’une agrafeuse, d’où l’adjectif « mécanique ».

Anesthésiste-réanimateur : c’est le nom complet de l’anesthésiste, qui assure la réanimation per et postopératoire des opérés. On dit également MAR, pour médecin anesthésiste-réanimateur. C’est une spécialité différente de celle de la réanimation médicale, qui ne comporte pas de volet anesthésiste.

Antibioprophylaxie : dose unique d’un antibiotique délivrée avant que l’intervention ne commence, selon un protocole spécifique. Elle est destinée à prévenir les infections du site opératoire. Elle est réservée aux interventions à risque septique, comme ici la chirurgie colique.

Aspiration/Siphonage : quand une sonde est mise en place dans l’estomac, pour le vider de son contenu, on peut la relier à l’aspiration murale (sonde en aspiration), ou la laisser en débit libre (sonde en siphonage, ou « au sac »).

Associé : plusieurs médecins travaillant ensemble dans la même spécialité peuvent signer un contrat d’association, qui fixe les modalités de leur fonctionnement commun. Ce n’est nullement une obligation.

Astreinte/Garde : dans les établissements de santé, un certain nombre de praticiens doivent pouvoir être contactés à tout moment, et se déplacer rapidement si besoin. Ils sont d’astreinte, quand ils assurent la « permanence des soins » à domicile, et de garde s’ils dorment sur place, à l’hôpital ou à la clinique.

B

Balance bénéfice/risque : chaque fois qu’un soin (un examen, un médicament, une intervention, etc.) est proposé à un patient, le médecin doit lui exposer les bénéfices attendus et les risques encourus. Cette obligation médico-légale est loin d’être toujours respectée, ne serait-ce que du fait de la difficulté de la mettre en œuvre.

Bientraitance/Maltraitance : façon, pour le personnel soignant et les médecins, de se comporter avec les patients. La maltraitance est particulièrement redoutée dans les maisons de retraite, médicalisées ou pas.

Bloc opératoire : ensemble architectural dévolu aux interventions chirurgicales. Il comprend un certain nombre de salles d’opération, et la SSPI (Salle de soins post-interventionnels), ex-salle de réveil.

Bon d’ana-path : document sur lequel l’opérateur rédige, à l’intention du médecin ana-path, un certain nombre d’indications : la nature de la pièce opératoire et les renseignements cliniques utiles au médecin.

Box : Espace non fermé dédié à un patient particulier.

Brancardage : fonction qui consiste à déplacer sur un brancard les patients hospitalisés, pour aller dans un autre service,  notamment en imagerie ou au bloc opératoire. Cette fonction est dévolue soit aux brancardiers, dont c’est l’unique

But lucratif/But non lucratif : la plupart des cliniques privées ont vocation à faire des bénéfices : elles sont « à but lucratif ». Les actionnaires, médecins ou non, qui ont placé de l’argent pour qu’une clinique existe, attendent  bien légitimement un retour sur investissement. Certains établissements privés cependant sont « à but non lucratif », comme des centres anticancéreux ou des cliniques mutualistes. On les appelle actuellement ESPIC (Etablissement de santé privé d’intérêt collectif).

C

Cadre : infirmier qui coordonne le travail de l’équipe soignante. Dans les hôpitaux publics, il faut avoir réussi le concours pour prétendre à cette fonction. Ce n’est pas le cas en clinique privée, où un infirmier devient cadre par promotion interne. Les cadres sont souvent des femmes dans le secteur de l’hospitalisation.

Casaque : blouse stérile, actuellement à usage unique, qui recouvre les parties du corps du chirurgien et de son aide en contact avec le champ opératoire.

Certification : processus obligatoire et itératif piloté par la HAS, qui concerne tous les établissements de santé, publics comme privés, visant à s’assurer qu’ils respectent les règles de la qualité et de la sécurité des soins. Pour les médecins exerçant dans les disciplines à risque, ce processus individuel et facultatif porte le non d’accréditation.

Champ opératoire : partie du corps de l’opéré sur laquelle va porter l’intervention. Elle est recouverte, par badigeonnage, d’un produit antiseptique, et délimitée par des « champs » stériles, actuellement à usage unique.

Check list : processus mis en œuvre sur le modèle de l’aviation, visant à s’assurer de la conformité des toutes les étapes de l’intervention (identité du patient, côté à opérer, etc.).

Chef de bloc : nom traditionnel donné au cadre du bloc. On dit chef (cheffe ?) de bloc même quand c’est une femme.

Chef de clinique : double fonction hospitalière et universitaire qu’occupent de manière temporaire certains médecins à la fin de leur internat, pour compléter leur formation. On devient chef de clinique par nomination après avis favorable d’un « patron », et non pas par concours. A la fin de son clinicat, celui qui a exercé cette fonction porte à vie le titre envié d’ancien chef de clinique.

Chirurgie bariatrique : branche de la chirurgie viscérale et digestive destinée à faire maigrir les obèses.

Chirurgie viscérale et digestive : chirurgie des viscères (terme équivalent à peu près à organes) digestifs. On disait naguère simplement chirurgie digestive. En boucherie, les viscères s’appellent les abats.

Cholécystectomie : ablation chirurgicale de la vésicule biliaire (le cholécyste).

Clinicat : période pendant laquelle un médecin exerce la fonction de chef de clinique.

Clinique : terme polysémique. Il désigne ici un établissement de santé privé (à but lucratif). C’est aussi un adjectif, comme dans l’expression examen clinique.

Collègue : des médecins exerçant la même spécialité se désignent souvent entre eux comme des collègues, confrère étant un terme plus général.

Constantes : tout ce que l’infirmière mesure à intervalle régulier, notamment le pouls et la tension (TA).

Circulante : infirmière non habillée stérilement, dont le rôle est de raccorder les différents instruments, notamment ceux qui fonctionnent à l’électricité (bistouri électrique), et de donner à l’aide opératoire le matériel dont il (elle) a besoin au fur et à mesure du déroulé de l’intervention.

Code CCAM : CCAM veut dire Classification commune des actes médicaux. Chaque intervention est dotée d’un code spécifique alphanumérique qui sert à l’identifier. Le codage est indispensable à la facturation.

Commission des usagers (CU) : instance paritaire au sein de laquelle siègent des représentants des usagers (RU), activable en cas de litige entre un patient et l’établissement et/ou un praticien qui y exerce. Sert à régler, si possible, les litiges à l’amiable.

Communictio thérapeutique: La communication thérapeutique est une façon de concevoir la communication avec les patients comme un élément du soin.

Compte-rendu opératoire : document à valeur médico-légale qui décrit le déroulé exact d’une intervention. Il comprend un certains nombre d’items obligatoires, comme le nom de l’opérateur et celui de l’anesthésiste. C’est un document technique, non destiné au patient, qui peut cependant demander à en disposer.

Critères de réveil : critères recueillis par l’infirmière de SSPI, qui permettent d’autoriser la sortie du patient de la SSPI.

Curarisation : le relâchement de la musculature de la paroi abdominale, indispensable à la réalisation de certaines interventions digestives, s’obtient par l’injection intraveineuse de produits dérivés du curare. Quand les muscles sont effectivement bien relâchés, c’est que la curarisation est satisfaisante. La curarisation est indispensable à la réalisation d’une cœlioscopie. Elle entraîne une paralysie du diaphragme, ce qui rend nécessaire le recours à la ventilation assistée pendant la durée de l’intervention.

Cure de hernie : réparation chirurgicale d’une hernie.

D

Débâcle diarrhéique : épisode de diarrhée très abondante.

Décurarisation : quand l’effet de la curarisation s’interrompt inopinément, et que l’anesthésiste ne l’a pas anticipé, le patient se décurarise, ce qui rend momentanément la poursuite de l’intervention impossible. Le chirurgien dit alors improprement à l’anesthésiste « ton patient se réveille ».

Défaut d’information : faute qui peut être imputée à un médecin par un juge, à la suite de la plainte d’un patient.

Dépilation : équivalent médical d’épilation. Elle ne concerne que la future zone opératoire.

Directives anticipées : document facultatif dans lequel un patient exprime ses volontés pour le cas où il ne serait plus en mesure de le faire le moment venu.

Dommage associé aux soins : évènement non prévu, consécutif à un soin, et qui porte un préjudice plus ou moins grave à l’état du patient qui a reçu le soin. Le pire des dommages est, bien entendu, le décès imprévu d’un patient.

Drain/Drainage : le drainage consiste à laisser dans la cavité péritonéale, un tuyau appelé drain, pour recueillir des sécrétions et vérifier l’absence d’hémorragie. Autrefois systématique (drainage de principe), il est devenu l’exception (drainage de nécessité).

Drogue (anesthésique) : certains des produits utilisés par les anesthésistes sont qualifié de « drogues », comme les morphiniques. On parle aussi de « toxiques »

Droits des patients : ensemble des droits que les médecins et les soignants doivent respecter quand ils soignent un patient. L’un des plus importants de ces droits est d’obtenir le consentement du patient à tout  soin qui lui est proposé. En regard, les patients n’ont que très peu de devoirs.

E

Essai clinique : méthode scientifique qui permet de comparer deux propositions, et de choisir la meilleure. Ici, chirurgie avec ou sans préparation colique.

Etablissement de santé : structure qui accueille des patients en hospitalisation. Quand il est privé, c’est une clinique ; quand il est public, un hôpital. Subtilité : certaines cliniques importantes porte le nom d’hôpital privé.

Ethique médicale : ensemble des règles qui gouvernent le comportement des  médecins vis-à-vis des patients. Ce n’est pas la même chose que la déontologie. La bioéthique, c’est l’éthique appliquée à la recherche médicale.

Evaluation de la douleur : il existe un certain nombre d’échelles, comme l’EVA (Echelle visuelle analogique), qui permettent d’apprécier l’intensité de la douleur ressentie par un patient.

Extubation : Retrait de la sonde d’intubation. Peut se faire « sur table » ou en salle de réveil.

H

HAS : Haute Autorité de Santé. Organisme national indépendant qui gère différents aspects de la vie médicale, notamment la certification des établissements de santé et l’accréditation des médecins.

I

Iléus : forme particulière d’occlusion fonctionnelle, c’est-à-dire sans cause organique. On parle, dans la période postopératoire, d’iléus paralytique.

Incision : ouverte cutanée avec un bistouri. Dans la cœlioscopie, il y en a plusieurs (les « petits trous » dont parlent les patients).

Indicateur : Dans le domaine de la démarche qualité, essentielle dans les établissements de santé, les indicateurs permettent de mesurer le travail effectué et le chemin qui reste à parcourir avant d’atteindre l’objectif fixé. 

Induction : c’est le début d’une anesthésie générale, période pendant laquelle le patient s’endort. Il est important qu’elle se passe dans le silence.

Instrument : les outils dont on se sert en chirurgie sont des instruments.

Instrumentiste : infirmier qui assiste l’opérateur en lui présentant les instruments. On n’en trouve que dans les grands centres.

Intervention chirurgicale : synonyme d’opération.

Intubation : mise en place, dans la trachée, de la sonde (un tube) qui va permettre de relier le patient au respirateur. Elle peut être parfois difficile à réaliser (« intubation difficile »).

L

Ligamentoplastie : réfection chirurgicale (plastie) d’un ligament articulaire.

Livret d’accueil : livret interne à l’usage des patients que l’on trouve dans tous les établissements de santé. Il sert à présenter ce dernier aux personnes hospitalisées.

M

Masque : également appelé « bavette ». Il se place devant le nez et doit être porté pendant toute la durée de l’intervention par toutes les personnes présentes dans la salle. Il n’est pas stérile.

Matériel implanté : tout type de matériel présent dans le corps du patient. Exemples de dispositif médical implanté : un pace maker ou une prothèse articulaire.

Médecine factuelle : médecine qui rejette les opinions pour ne retenir que des faits validés par des essais cliniques. On parle également de « médecine fondée sur la preuve » (traduction de l’expression anglo-saxonne « evidence based medicine ».

Médico-légal : tout ce que la loi oblige les médecins et les soignants à faire, comme obtenir le consentement d’un patient avant un soin, ou rédiger un  compte rendu opératoire ou d’imagerie.

N

Nosocomial : qui survient à l’hôpital. Adjectif accolé quasi exclusivement au mot infection. Une infection nosocomiale se contracte pendant un séjour hospitalier, contrairement à une infection communautaire.

O

Occlusion : arrêt du fonctionnement de l’intestin (le grêle ou le côlon). Elle peut être mécanique (une tumeur qui obstrue la lumière colique) ou fonctionnelle (comme dans le cas de l’iléus postopératoire).

P

Panseuse : ancien nom, mais toujours employé, de la circulante.

Perfusion : solution qui passe dans les veines à l’aide d’un cathéter. Par extension, le matériel employé dans ce but.

Péridurale : une des eux modalités de l’anesthésie rachidienne, l’autre étant la rachianesthésie. La seconde est utilisée pour l’anesthésie, la première pour l’analgésie, comme dans « l’accouchement sans douleur ».

Personne de confiance : le futur hospitalisé peut (ce n’est pas une obligation) choisir une personne qui sera l’interlocuteur du corps médical au cas où le patient ne serait plus en état de décider par lui-même (patient dans le coma, par exemple).

Phlébite/Thrombose veineuse : obstruction brutale d’une veine par un caillot (un thrombus). Une phlébite est une thrombose veineuse ; il existe aussi des thromboses artérielles. La phlébite est une des principales complications de la chirurgie, d’autant plus redoutable qu’elle peut se compliquer d’embolie pulmonaire, parfois mortelle.

Pièce opératoire : c’est l’ensemble de ce que le chirurgien a réséqué, et qui sera analysé au laboratoire d’ana-path. Une biopsie n’est qu’un fragment de lésion.

Praticien hospitalier : médecin qui a passé un concours hospitalier, et qui travaille à temps plein ou à temps partiel à l’hôpital public. Praticien hospitalier est un statut de titulaire. Les médecins hospitaliers n’appartiennent pas à la fonction publique hospitalière.

Préanesthésie : tout ce qui précède l’anesthésie, et qui se fait souvent dans une petite pièce dédiée à cette étape.

Programmation : planification des interventions de la semaine : ordre de passage des patients, matériel nécessaire, etc.

Q

Qualité et sécurité des soins : ensemble des processus et protocoles élaborés dans le cadre de la « démarche qualité », visant à la meilleure qualité possible des soins, et à leur sécurité maximale. C’est ce sur quoi porte la certification.

Questionnaire de sortie : questionnaire remis au patient à sa sortie, dans lequel il exprime son opinion sur l’établissement et les soins reçus pendant son séjour. Le remplir est facultatif.

R

Radio-opaque : qui est visible aux rayons X.

Réalimentation : reprise progressive et protocolisée de l’alimentation chez un opéré.

Réhabilitation améliorée en chirurgie (RAC) : ensemble des processus qui permettent de raccourcir et de sécuriser la période d’hospitalisation, comme le lever précoce, la réalimentation rapide, etc.

Responsabilité médicale : bien entendu, un médecin est toujours moralement responsable de ses actes. En cas de problème aboutissant à une plainte, le juge recherchera si la responsabilité du médecin est engagée dans la survenue de la complication. La responsabilité médicale peut être civile, pénale ou administrative. Les médecins libéraux doivent souscrire des assurances en « responsabilité civile professionnelle » pour couvrir ce risque. Les montants des polices sont de plus en plus élevés du fait de la judiciarisation croissante dans les spécialités dites «  à risque » (anesthésie, chirurgie, obstétrique).

Rétention d’urine : impossibilité, pour la vessie, de s’évacuer, ce qui devient vite très douloureux. Se traite par la pose d’une sonde urinaire, qui permet aussi de la prévenir quand on sait qu’elle peut survenir.

Robot : le robot, piloté à distance par le chirurgien, permet de faciliter la réalisation de certains gestes techniques délicats. C’est le robot qui tient les  instruments dans ses bras articulés.

S

Salle de réveil : actuellement dénommée SSPI (Salle de soins post-interventionnels), elle fait partie du bloc opératoire, mais avec un personnel dédié. L’opéré y séjourne  plus ou moins longtemps, le temps de son réveil complet.

Soignant : désigne les membres des professions paramédicales habilités à donner des soins à un patient. En gros, les infirmiers et les aides-soignants. Les médecins ne sont pas compris dans cette dénomination.

Soins continus : autrefois appelés Soins intensifs. Ce n’est pas une réanimation, mais une unité dédiée à la surveillance intensive des patients « lourds » sur le plan médical, l’USC.  Elle n’est pas réservée aux seuls opérés.

Sommeil : le sommeil anesthésique n’est pas un sommeil naturel. C’est la perte de conscience provoquée par l’anesthésie générale.

Sonde urinaire/Sonde vésicale : sonde à ballonnet gonflable placée dans la vessie via l’urètre. Peut être à simple ou à double courant (avec, dans ce dernier cas, un canal pour laver la vessie en continu). Quand la sonde ne franchit pas l’urètre du fait d’une grosse prostate, on met un place un « cathéter sus-pubien », implanté directement dans la vessie.

Suites opératoires : période qui commence avec l’intervention, et qui se prolonge tant qu’une complication peut survenir, en règles un mois. Quand tout s’est bien passé, les suites sont qualifiées de simple.

Sonde (naso)-gastrique : sonde semi-rigide, perforée à son extrémité distale,  descendue dans l’estomac via une narine, raison pour laquelle on l’appelle également sonde naso-gastrique.

Suture : on peut suturer des organes pendant l’intervention, et la peau en fin d’intervention. La suture cutanée est le temps de fermeture de l’incision, qui met fin au travail du chirurgien, mais pas à l’intervention.

T

Table d’opération : table spécifique à la chirurgie, destinée à recevoir l’opéré. Il y en a une par salle d’opération. Elle doit pouvoir bouger dans tous les sens (tête en haut, en bas, montée ou descente, etc.). Avec le développement de la chirurgie bariatrique, elle doit pouvoir supporter le poids de patients obèses.

Thromboprophylaxie : mesures visant à limiter le risque de phlébite à chaque fois qu’il est jugé important. En pratique, il s’agit essentiellement d’injections sous-cutanées quotidiennes d’un produit anticoagulant, pendant la durée estimée du risque (en général un mois pour la chirurgie du cancer).

Transit à la Gastrografine : séries de clichés standard de l’abdomen (ASP, pour « abdomen sans préparation ») après ingestion d’un produit radio-opaque (ici de la Gastrografine). Sert à étudier la progression du produit tout le long du tube digestif en cas d’occlusion.

U

Urgences : l’existence d’un Service d’Urgences en clinique privée est facultative. En son absence, la permanence des soins doit cependant être assurée en continu.

Urologie : spécialité chirurgicale qui traite des maladies des voies urinaires. L’équivalent médical est la néphrologie.

V

Vigilance : tous les aspects qui doivent faire l’objet d’une attention particulière, et d’un signalement par le correspondant de la vigilance en question en cas de problème. Exemples de vigilance : l’hémovigilance, l’infectiovigilance, la matériovigilance.

Viscéraliste : chirurgien qui exerce la chirurgie viscérale et digestive.

Visite/Contre-visite : les patients hospitalisés sont vus par le médecin qui en a la responsabilité, avec le personnel qui s’en occupe (en règle générale l’infirmier), le matin (visite) et le soir (contre-visite). Les « heures de visite » affichées sont les horaires où les visiteurs peuvent venir rendre visite aux patients.